C’est quoi un « big job »?

Depuis que nous avons créé notre mantra « big job, big life », je me demande comment faire passer la philosophie que nous défendons derrière ces quelques mots.

Je suis psychologue et psychothérapeute. C’est une fonction dans laquelle je n’ai pas de possibilité d’évolution verticale, pas de montée en grade, d’augmentation et pourtant, vous vous en doutez, je me sens concernée par cette question « big job, big life ».

Le big job n’est donc pas nécessairement celui qui est plus élevé que les autres dans la hiérarchie, bien que certaines de nos clientes soient dans cette situation et que l’obtention d’une promotion les pousse à se questionner sur la place qui restera disponible pour leur vie privée après ça. Ce n’est pas non plus forcément un travail qui rapporte beaucoup d’argent ou un travail qui nous oblige à être sur le pont de 7h à 23h.

Mais alors, qu’est-ce que c’est ? Le big job concerne toutes les femmes qui veulent continuer à s’investir dans leur carrière, ou bien lui donner un nouveau souffle, ou encore prendre un nouveau tournant, changer d’orientation. Ça concerne l’intérêt, la motivation et le sens que nous donnons au fait de travailler. Être indépendante complémentaire, c’est aussi une fameuse question de big job, et c’est d’ailleurs la mienne. Prendre des cours du soir pour se lancer dans une branche créative alors que vous êtes financière, c’est aussi une question de big job. Vouloir changer du tout au tout et devenir professeur de yoga… big job aussi !

Les termes ‘carriériste’ et ‘ambitieuse’ ne me conviennent pas, tant en termes de fonction professionnelle qu’en termes de personnalité. Je n’ai pas d’autre ambition que celle de donner du sens à mon travail et de me développer en accord avec ce sens. Ne pouvons-nous pas repenser l’ambition comme un alignement entre qui nous voulons être profondément et ce que nous pouvons en faire dans notre vie professionnelle ? Certaines de nos Bees (le petit nom des clientes avec qui nous travaillons) ne cherchent pas à progresser dans leur carrière mais à trouver leur place dans la fonction qu’elles occupent, apporter quelque chose au monde et retrouver leur lumière personnelle au sein du monde du travail, ce qui, indéniablement leur permettra de rayonner dans leur vie privée. Le monde professionnel, quel que soit le secteur dans lequel nous exerçons, est de plus en plus pressant, nous poussant à grignoter notre temps libre, à empiéter sur notre vie de famille ou personnelle et à nous épuiser par la culpabilité que nous en ressentons. Ceci nous permet de rejoindre ce que nous écrit Valérie : « Je mets en réalité derrière le mot ‘big job’ le fait d’être carriériste (contre quoi je lutte personnellement en devant régulièrement refuser des voies ‘toutes tracées’ pour moi remplies de responsabilités qui ne me correspondent pas), et derrière ‘Big Job, Big Life’ le fait que la vie serait réussie selon la carrière professionnelle ». Une vie réussie est en effet bien plus que ça.

Je pense qu’il faut sortir du canevas qui nous laisserait croire que certains jobs sont plus ‘big’ que d’autres et donc que ce n’est pas accessible, qu’il faudrait trop sacrifier pour y parvenir. Merci Emma de nous partager à quel point la première étape pour y arriver est difficile : « J’ai parfois l’impression de tourner en rond… je ne sais pas encore répondre à la question big job big life car je doute toujours que tu puisses avoir un big job et une big private life ». Cette première étape consiste en la définition de notre propre « mission big job big life », cette vision unique qui nous guide dans nos actions, dans nos relations et nous permet de rester cohérentes et alignées, tant dans notre vie pro que dans notre vie perso. Selon la philosophie de Bliss, c’est possible de vivre les deux, cela revient à ressentir de l’épanouissement à la fois dans sa vie professionnelle et dans sa vie personnelle.

Si vous doutez encore, n’hésitez pas à nous en faire part, nous pouvons y réfléchir ensemble !

Blisskiss

Jess